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Le choix des dirigeants : quelles valeurs et quelles expériences du passé pour reconstruire la légitimité aujourd’hui ?

Espace Djemu - Séance de débat N°05

By Ambroise DAKOUO, Aboubacar DIALLO (Ambroise DAKOUO, Boukary SANGARE, February 6, 2012)

Au cours de cette année 2012, les électeurs maliens se rendront aux urnes pour élire le président de la République et les députés à l’Assemblée Nationale. Le processus électoral de cette année est la cinquième du genre depuis l’avènement de la démocratie pluraliste à la faveur des événements de mars 1991. En effet, la Constitution du 27 février 1992 est garante du caractère démocratique de la République.

Depuis 1992, les élections sont révélatrices d’un certain élan démocratique dans le pays. En effet, elles indiquent également que les élections sont aujourd’hui le seul moyen d’accès au pouvoir politique. D’une manière générale, « l’élection est un temps fort de la vie politique. C’est l’acte par le quel le peuple désigne les titulaires de l’autorité politique ».

Or, à l’image des différents scrutins électoraux, nous constatons une désaffection de plus en plus grande des citoyens au processus. Le non vote des citoyens aux scrutins électoraux, met en péril la viabilité démocratique . En réalité, la création inflationniste des partis politiques (120 partis répertoriés) et l’augmentation croissante des candidats indépendants aux consultations électorales a plusieurs conséquences, notamment l’invisibilité du choix électif, l’instauration d’un rapport clientéliste avec les électeurs, la crise de la représentation. Autant d’éléments qui nous amènent à interroger la légitimité, le rôle et la responsabilité des acteurs politiques face au peuple.