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Financement du développement local : L’expérience de la commune de de Ouagadougou

By Ardiouma Brice SANOU (ARGA/Burkina, Septembre 2013)

Ce document fait la synthèse des activités menées au cours des 17 années de gestion de la Commune de Ouagadougou par le conseil municipal de Simon COMPAORE. A travers ce document, il est fait cas de nombreuses actions novatrices apportées par l’exécutif communal dans plusieurs domaines de développement local.

Mais, notre analyse porte essentiellement sur la gestion des flux financiers et le financement du développement au niveau de la commune de Ouagadougou.

Avant l’arrivée du Maire Simon COMPAORE à la tête de la Mairie de Ouagadougou, les ressources budgétaires étaient infimes par rapport aux défis du développement. A titre d’exemple, en 1994, le budget total de la Mairie était estimé à 1.794.925.000 soit 1.791104.186 en ressources propres et 3.820.814 en termes de subvention. En 1995, le budget total était de 2.203.494.020 FCFA, dont 2.199.673.206 en ressources propres et 3.820.814 en subventions. En 2000, le budget est passé à 10.499.397.965 FCFA soit 7.843.074.602 en ressources propres et 2.656.323.363 en subventions ; en 2006, le budget était de 8.955.055.885 FCFA, soit 8.111.086.886 FCFA en ressources propres et 843.969.000 FCFA en subventions, enfin en 2011, le budget est passé à 16.151.636.766, soit 14.512.037.081 FCFA en ressources propres et 1.639.599.685 en subventions.

Ces avancées font suite à des stratégies mises en place depuis 1995 pour assurer l’équilibre financier et faire face aux exigences de modernité de la commune de Ouagadougou.

C’est ainsi qu’au plan socio économique, on note une augmentation des ressources budgétaires propres. Dans le domaine de l’habitat et du logement, la demande était très forte en terme de besoins de parcelles à usage d’habitation, mais surtout en terme de qualité de cadre de vie.

Les dotations de l’Etat pour les écoles et centres de santé relevant de la commune sont estimées à peu près à 6% depuis 2006. Les recettes fiscales propres à la commune s’élèvent à 50% du budget et les subventions extérieures à 28%. La configuration moyenne des ressources du budget de la commune de 1994 à 2011 remonte à 131 655 530 239 FCFA en termes de recettes totales recouvrées. La part fiscale propre, représentant 50% est de 65 827 765 120 FCA. Les recettes non fiscales (16%) se chiffrent en moyenne à 21 064 884 838 FCFA. La subvention de l’Etat (6%) est estimée à 7 899 331 814 FCFA.

Le mandat 2006 – 2011 a enregistré la réalisation de projets urbains importants avec le concours de plusieurs bailleurs de fonds.