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La gouvernance de l’adaptation au changement climatique, un défi pour l’Afrique. Cas de la RD Congo

By Jean Marie Kalombo Kalonji

Les effets du changement climatique auxquels est confrontée l’Afrique sont graves. Depuis le début des années 1990, en raison de ses impacts prévus sur la biodiversité, la subsistance en milieu rural ainsi que sur les économies nationales et l’économie mondiale, le changement climatique apparaît comme une problématique majeure du développement. Le changement climatique menace d’annuler les bénéfices du développement et d’accroître la pression qui pèse sur des ressources humaines et financières déjà limitées dans les pays en développement.

Bien que les conséquences du changement climatique affectent toute la planète, elles ne sont pas ressenties de la même manière partout. L’Afrique apparaît en particulier comme le continent le plus affecté et le plus vulnérable. Elle souffrira inévitablement d’un certain nombre d’agressions environnementales. Alors qu’elle n’a que peu contribué au réchauffement planétaire. Il faut reconnaitre que depuis les années 1960, la protection de l’environnement et des éléments qui le composent étaient reconnus comme constituant des valeurs sociales fondamentales et va constituer un défi majeur aux sociétés modernes. Ainsi la déclaration de Rio proclame d’ailleurs dans son préambule que « la terre, foyer de l’humanité constitue un tout marqué par l’interdépendance ». Pour faire face au changement climatique, la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et le Protocole de Kyoto qui lui est associé ont été créés pour aider la communauté internationale à simultanément atténuer les risques entrainés par les changements climatiques, et s’y adapter. Bien que sur la scène politique globale, cette constatation soit dorénavant généralement admise, il n’en demeure pas moins que la lutte aux changements climatiques pose un problème majeur aux décideurs nationaux quant aux politiques publiques nationales les plus appropriées pour atténuer leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) et s’adapter aux éventuels changements.

Sous l’égide du Protocole de Kyoto, le mécanisme central visant à soutenir les efforts d’atténuation des changements climatiques dans les pays en développement en général et africains en particulier centrale est le Mécanisme pour un développement propre (MDP), l’un des mécanismes de flexibilités instaurés par le Protocole de Kyoto. En ce qui concerne les activités d’adaptation, le processus de la CCNUCC a abouti à l’établissement de plusieurs fonds en vue de soutenir les mesures et projets d’adaptation dans les régions les plus vulnérables aux changements climatiques. La réalisation d’activités pratiques d’adaptation grâce à un financement prévisible et sûr est donc prioritaire au plus haut chef pour l’Afrique en général et la République Démocratique du Congo en particulier.

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