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Suivi de l’atelier de Sokodé sur la cohabitation des légitimités

TDR de la rencontre-bilan de l’atelier de Sokodé

By Tikpi Atchadam (Alliance pour refonder la gouvernance en Afrique)

Notre pays le Togo s’est engagé résolument dans le processus de la décentralisation avec pour objectif l’amélioration de la gouvernance. C’est une réponse du gouvernement à une demande sociale en faveur de plus de démocratie, d’une gouvernance légitime permettant entre autres, un accès des populations à la base aux ressources et services publics de qualité.

Dans ce processus, il est prévu trois niveaux de décentralisation à savoir la commune, la préfecture et la région. Il existe deux types de communes. Les communes urbaines situées aux chefs-lieux de préfecture et les communes rurales qui auront pour assise territoriale le canton. Par conséquent, à côté de l’autorité traditionnelle séculaire représentée par le chef traditionnel, va naître un conseil communal dirigé par un maire. Deux légitimités (chef traditionnel et maire) se retrouvent sur le même espace public. On sait que le chef traditionnel a gardé son influence dans divers domaines (la gestion du foncier, le règlement des conflits, la sauvegarde des us et coutumes etc.) et conserve une capacité de mobilisation sociale remarquable.

Ce contexte pose inévitablement la problématique de la place du chef traditionnel dans le cadre de la décentralisation. La question de fond était de réfléchir sur comment donner force aux décisions du conseil communal sans créer des conflits d’autorités entre le maire, le préfet et le chef traditionnel ?

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