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Atelier Régional de formation sur le thème " Appropriation des outils de l’Alliance  »

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Atelier régional de formation des alliés du Bénin, du Togo, du Burkina Faso et du Mali du 18 au 21 Mars 2008 dans les locaux de Soeurs Unies à l’Oeuvre (SUO).

By CHABI Angela (April 2008)

Dans le cadre de l’harmonisation des conceptions des fiches de données à exploiter par les alliés, la Coordination Régionale a organisé un atelier régional regroupant les alliés du Bénin, du Togo, du Burkina Faso et du Mali.

Cet atelier de quatre (04) jours a connu une vingtaine de participants et a porté sur quelques points abordés dont:

Le formateur Monsieur Sidiki DAFF a donné l’opportunité aux alliés de visiter la base de l’Alliance pour Refonder la Gouvernance en Afrique (ARGA), de prendre connaissance des différentes fiches existant et leurs définitions dont les fiches personnes, Bip, Suivi, d’expériences, de lecture, organisme etc. Ainsi quelques fiches ont été ciblées et lues et plus particulièrement une fiche d’expérience en vue d’une compréhension plus effective.

Un exercice pratique leur a été soumis sur la rédaction d’une fiche d’expériences propre à eux. Bref les trois (03) jours de l’atelier ont permis à ces alliés de s’acquérir les outils et méthodes nécessaires d’une part et les techniques requises d’autres part pouvant les aider à améliorer les connaissances antérieurs et qui faciliterait leurs travaux et l’exploitation des données dans la base.

Les participants ont été fascinés par la vision, les mécanismes d’actions et d’intervention de l’Alliance et son souci de sortir ces pays en détresse et plus particulièrement les pays africains qui, ont longtemps suivi et adopté les conceptions et conduites fictives de la civilisation moderne ou celle venant de l’occident.

Le dernier jour était spécialement réservé aux médiateurs et la formation portait sur les difficultés rencontrés, qui existent encore jusqu’à nos jours et surtout comment les éviter pour des résultats beaucoup plus effectifs.

Cet atelier vient renforcer les capacités de la Médiation Nationale au Bénin qui, dans la mise en œuvre de son Plan d’action 2008 et suite aux divers ateliers déjà organisés dont celui de Cotonou sur l’initiative « La cohabitation des légitimités » et celui de Porto-Novo sur « La délivrance des services publics de base », a désormais suffisamment d’outils pour accomplir sa mission.

Full text

RAPPORT DE L’ATELIER DE FORMATION SUR LE THEME « APPROPRIATION DES OUTILS DE L’ALLIANCE »

DU 18 AU 21 MARS 2008.

Les locaux L’ONG de Sœurs Unies à l’Œuvre (SUO) a abrité un atelier régional de formation organisé par la Médiation Nationale sur le thème « Appropriation des outils de l’Alliance ». L’objectif de cet atelier vise à permettre aux alliés d’acquérir les techniques de rédaction des fiches exploitables dans la banque de données de l’Alliance. Ainsi, cet atelier permettra aux alliés d’acquérir de nouvelles connaissances et aptitudes pour une amélioration des productions intellectuelles relatives aux initiatives de l’Alliance.

Ledit atelier a été suivi par une vingtaine de participants dont la liste est annexée.

La cérémonie d’ouverture de cet atelier a été marquée par deux (02) allocutions :

La Médiatrice Nationale, Madame Huguette AKPLOGAN DOSSA, dans son intervention, a souhaité la bienvenue aux participants et surtout les a remercié pour avoir honoré de leur présence cette formation régionale. Elle rappela que cette formation leur permettra de prendre connaissance de la vision de l’Alliance, de renforcer leurs capacités à travers l’appropriation des outils au programme. Pour finir, elle a fait observer que la gouvernance d’une part, est un long processus qui, mettra du temps à s’intégrer de façon effective en Afrique, mais qui, devra tenir compte du contexte de chaque pays, de la diversité des cultures, des couches sociales et du pouvoir légitimé à la base. D’autre part, elle a exhorté les participants à capitaliser les expériences qu’ils auront acquis au cours du présent atelier en vue de la mise sur pied d’un plan d’action national objectif et judicieux.

Monsieur Sidiki DAFF, Responsable du Centre de Ressource de l’Alliance, a aussi salué les participants. Dans ses propos, il a souligné l’objectif global de l’atelier qui participe du développement de l’Alliance à travers la mise à disposition des alliés des outils nécessaires leur permettant d’asseoir dans chaque pays les principes sous-jacents de la nouvelle vision de la gouvernance aux fins d’un changement effectif.

Suite à ces interventions est intervenue la présentation des participants. Après quoi un tour d’horizon a été fait des différents outils que contient la base de l’Alliance. Les différentes rubriques abordées sont :

Les formes de fiches existant dans la base, leurs définitions et leurs

rôles ;

Les différents groupes thématiques et leurs principaux domaines d’actions ;

Les quinze (15) propositions de l’Alliance en direction des pays africains

et la vision globale qu’on pourrait en avoir.

Après cette présentation sommaire de l’Alliance et de ses objectifs, une série de questions à été soulevée. Les alliés ont cherché à savoir effectivement :

1. Qu’est-ce-que l’Alliance ?

2. Quelles sont les raisons justifiant les actions de l’Alliance ?

3. Quelles sont les différents niveaux d’intervention de l’Alliance ?

4. Quelles sont les stratégies mises en œuvre ?

Suites aux diverses réponses données, nous retiendrons que :

1. L’Alliance, est un réseau d’acteurs africains qui ont pris conscience de la

mauvaise politique que l’Afrique s’est imposée au regard de la civilisation

moderne en vue d’un développement fictif et qui, constitue un frein aux

vrais principes de la gouvernance authentique.

2. Les raisons justifiant cette remise en cause sont survenues des suites de

collectes d’expériences opérées entre les années 2000 et 2003.

Les analyses subséquentes expliquent le blocus et les difficultés qu’ont les pays

africains à émerger et à asseoir leurs politiques de développement.

3. Les principaux niveaux d’intervention de l’Alliance sont :

La gouvernance locale ;

La refondation de l’Etat ;

L’intégration régionale.

Niveau I : La Gouvernance locale

En matière de gouvernance locale, il est urgent que pour le développement effectif d’un pays le mode de gouvernance soit concertée et concernée. A cet effet, la gestion des affaires publiques doit se faire de concert avec la population en tenant compte des besoins réels et des priorités se rapportant aux vraies réalités du terrain. Les quatre (04) propositions se rapportant au niveau I sont :

Faire de la construction du consensus le fondement de la gouvernance locale ;

Inverser l’approche de l’organisation des compétences en partant de la légitimité locale ;

Sortir les délibérations sur les affaires locales du cadre exclusif des assemblées des collectivités locales ;

Prémunir l’action publique contre les risques de dérive et d’abus du pouvoir.

Niveau II : La refondation de l’Etat

La refondation de l’Etat s’inscrit dans la reconnaissance de la diversité de ses composantes territoriales, ethniques, culturelles, socio-économiques, politiques etc. Six (06) propositions sont relatives à ce niveau :

Consacrer le principe de la pluralité juridique dans les constitutions ;

Créer un conseil national des communautés et des collectivités territoriales ;

Mettre la coopération au service du développement ;

Refonder la légitimité des systèmes électoraux et de représentativité ;

Refonder la légitimité de l’action publique en assurant la qualité des prestations administratives ;

Promouvoir une culture républicaine ancrée dans les valeurs de l’Afrique.

Niveau III : L’intégration régionale

Enfin, l’efficacité d’une gouvernance régionale passe forcément par la destruction de la marginalisation africaine. Cinq (05) propositions se rattachent à ce niveau :

Gérer des territoires par des conventions entre les

acteurs ;

Garantir la mobilité des personnes et des biens ;

Assurer la représentation des citoyens et des organisations socioprofessionnelles dans les institutions d’intégration ;

Gérer collectivement les biens communs, matériels et immatériels ;

Bâtir un système éducatif et des formations adaptées aux besoins de l’intégration.

4. Les diverses stratégies mises en œuvre aux fins d’intégrer cette nouvelle vision de la gouvernance garant d’un développement effectif des pays africains se résument à travers une nouvelle considération des pouvoirs publics à la base, du contexte de chaque pays en tenant comptes des différences territoriales, ethniques, culturelles, des réalités etc.

Pour finir, des débats ont été menés autour desdites considérations générales de l’Alliance, son historique, ses méthodes, ses outils et ses sens.

La majorité des participants a salué la vision de l’Alliance, a adopté les outils de l’Alliance en matière de renforcement des capacités et les principes d’adaptation de chaque pays dans son contexte actuel sans oublier la transparence dans la gestion de la chose publique à la base.

Au deuxième jour de l’atelier, la Médiatrice Nationale a souhaité à nouveau la bienvenue aux alliés, et selon ses propos « Une gouvernance doit se faire sur la base d’une action concertée et concernée, le partage d’une action commune, tenir compte des principes émanant du droit à la différence à travers une démarche volontaire et inclusive gage d’un résultat effectif. ». Cette approche techniciste donne lieu à une gouvernance légitime à travers le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple. Nul n’a le monopôle de la vérité universelle d’où la création d’un cadre de concertation prenant en compte les diverses réalités du terroir.

Une formation pratique a été donnée à l’attention des participants par Monsieur Sidiki DAFF sur les formes de fiches qui existent dans la base, leurs définitions et leurs modes d’utilisation.

Ainsi la visite sur le site de l’Alliance nous a permis de découvrir six (06) fiches dont :

La fiche de suivi ;

La fiche « BIP (Bibliothèque Interne Permanente) » ;

La fiche de lecture ;

La fiche d’expérience ;

La fiche annuaire ;

La fiche organisme.

La fiche de suivi : est une fiche qui, relate ou consigne les décisions issues d’une réunion, les points relatifs aux activités des membres de l’Alliance, entre l’Alliance et partenaires aux niveaux extérieur et intérieur. La fiche de suivi doit obligatoirement contenir : le statut de diffusion, la nomenclature, le titre, le sous-titre, la saisie de tout le texte, l’auteur, la date, les participants de l’Alliance, les interlocuteurs extérieurs, la liste de diffusion, les suites à donner (qui relate les décisions issues de cette réunion, les tâches assignées etc.)

La fiche BIP : Encore appelée Bibliothèque Interne Permanente, elle permet d’identifier, de résumer, de codifier un document produit par les membres et les partenaires de l’Alliance relatif à ses activités. La fiche BIP renferme aussi des comptes rendus, des analyses, des propositions, des rapports de tous genres etc. Les informations relatives à ladite fiche se libellent comme suit : La nature de la fiche (Publique, privée, non achevée), le titre, le sous-titre, l’auteur du document, la maison de publication, le résumé ou briefing du document (les grandes idées doivent figurer pour une compréhension effective.), et en plus le rapport entier de tout le document.

La fiche de lecture : Cette fiche permet de résumer des documents d’autres auteurs, des documents non issus des travaux des membres de l’Alliance mais qui, peuvent leur être utiles en matière d’exploitation à d’autres fins. Elle ne doit pas dépasser deux (02) pages et doit être exhaustive et suivant le schéma suivant : La nature de la fiche (Publique, privée, non achevée), le titre, le sous-titre, l’auteur du document, la Maison de publication, le résumé ou briefing du document(les grandes idées doivent figurées pour une compréhension effective.), et en plus le résumé détaillé de tout le document.

La fiche d’expérience : Celle-ci relate le vécu, l’expérience d’une ou plusieurs personnes dans un contexte donné propre aux personnes concernées. Elle doit être aussi exhaustive et comporter toutes les informations requises à sa compréhension. Les points qui, doivent ressortir dans une fiche d’expérience sont : L’auteur, le lieu d’écriture, la date d’écriture, le texte (qui relate le contenu du livre dans un résumé bien concis), le commentaire (qui relate les impressions de l’auteur, l’impact de ce livre sur l’auteur et autre), les notes (adresses, contactes, édition du livre et l’année d’édition.), mots clés acteurs, mots clés thématiques, mots clés géographiques, mots clés méthodologiques.

La fiche d’expérience doit être mise à la disposition des autres pour le partage.

L’auteur d’une fiche d’expérience doit avoir une idée claire et précise de son objectif et de sa finalité.

Le formateur n’a pas oublié d’attirer l’attention des participants que toutes ces fiches peuvent faire objet de critique et il peut arriver que l’auteur modifie et recorrige sa fiche.

La fiche annuaire : Elle comporte les adresses de tous les alliés enregistrés dans la base que l’Alliance peut consulter à n’importe quel moment.

La fiche organisme : Elle a à son actif les adresses des organismes partenaires avec lesquels l’Alliance a travaillé à divers niveaux et d’autres que l’Alliance peut consulter comme recours.

Au troisième jour de l’atelier, le formateur a expliqué de façon claire les principes de rédaction des fiches d’expérience au regard de celles qui ont été déjà rédigées dans la base. Les participants suite à la formation théorique qui leurs a permis de prendre connaissance de la vision générale de l’Alliance, ses méthodes, ses outils et ses sens, ont abordé la formation pratique proprement dite à travers la rédaction de leur propre fiche d’expérience dans la base.

Une fiche a été ciblée et appréciée en plénière.

Le dernier jour a été consacré au renforcement de »s capacités des médiateurs qui au cours de leur conclave sont revenus sur la méthodologie à observer en vue de la réalisation des fiches capitalisées et utilisables de tous.

Etaient présentes à cette session de formation régionale des délégations venues du Bénin, du Togo, du Burkina Faso et du Mali.