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Atelier sous-régional d’échange d’expériences entre Femmes élues locales

Atelier d’échange d’expériences entre Femmes élues locales en Afrique de l’Ouest

By REFEC (Irène KOUKOUI DEHOUMON)

Du 29 au 31 Août 2007 s’est tenu au centre International de conférence de Cotonou, l’atelier sous-régional d’échange d’expériences entre Femmes élues locales du Bénin, Burkina –Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Niger, Sénégal, Togo sous le haut parrainage de la Première Dame madame Chantal Yayi Boni sur le thème :

« Accroître le nombre des élues locales aux prochaines élections, un enjeu pour le RéFEC-BENIN ».

Cet atelier a reçu l’appui technique et financier des partenaires que sont l’Ambassade Royale du Danemark à travers son Programme de Gouvernance et Droits de la Personne (PGDP) et le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA).

En effet, les premières élections communales au Bénin en décembre 2002 ont élu 48 femmes sur les 1199 Conseillers. On y dénombre 3 femmes Maires sur les 77 communes. Le but visé pour les échéances électorales de Janvier 2008 est de permettre l’élection d’au moins une femme au niveau de plusieurs communes aujourd’hui sans conseillère.

Malgré les statistiques, les premières femmes conseillères marquent l’histoire de la décentralisation au Bénin, dans un contexte national de faible représentativité des femmes au cœur des décisions et l’absence de dispositions institutionnelles coercitives en vue de son amélioration.

Suivant le diagnostic qui est fait par le REFEC à la veille des prochaines élections, il est clair que la réticence des partis politiques au bon positionnement des femmes sur les listes électorales figure en bonne place, les travers de la tradition ou encore la question du financement des campagnes des femmes.

L’initiative d’un cadre régional d’échange d’expériences entre Femmes élues locales est un dialogue autour des expériences institutionnelles (réseaux) et personnelles, un regard transversal à partir des particularités et des acquis des pays au service de l’accroissement et l’efficacité de participation des femmes aux instances de décision.

Full text

INTRODUCTION

Du 29 au 31 Août 2007 s’est tenu au centre International de conférence de Cotonou, l’atelier sous-régional d’échange d’expériences entre Femmes élues locales du Bénin, Burkina –Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Niger, Sénégal, Togo sous le haut parrainage de la Première Dame madame Chantal Yayi Boni sur le thème :

« Accroître le nombre des élues locales aux prochaines élections, un enjeu pour le RéFEC-BENIN ».

Cet atelier a reçu l’appui technique et financier des partenaires que sont l’Ambassade Royale du Danemark à travers son Programme de Gouvernance et Droits de la Personne (PGDP) et le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA).

En effet, les premières élections communales au Bénin en décembre 2002 ont élu 48 femmes sur les 1199 Conseillers. On y dénombre 3 femmes Maires sur les 77 communes. Le but visé pour les échéances électorales de Janvier 2008 est de permettre l’élection d’au moins une femme au niveau de plusieurs communes aujourd’hui sans conseillère.

Malgré les statistiques, les premières femmes conseillères marquent l’histoire de la décentralisation au Bénin, dans un contexte national de faible représentativité des femmes au cœur des décisions et l’absence de dispositions institutionnelles coercitives en vue de son amélioration.

Suivant le diagnostic qui est fait par le REFEC à la veille des prochaines élections, il est clair que la réticence des partis politiques au bon positionnement des femmes sur les listes électorales figure en bonne place, les travers de la tradition ou encore la question du financement des campagnes des femmes.

L’initiative d’un cadre régional d’échange d’expériences entre Femmes élues locales est un dialogue autour des expériences institutionnelles (réseaux) et personnelles, un regard transversal à partir des particularités et des acquis des pays au service de l’accroissement et l’efficacité de participation des femmes aux instances de décision.

OBJECTIFS ET RESULTATS DE L’ATELIER

L’objectif global poursuivi est de promouvoir un cadre de concertation et d’échange des expériences entre pairs : Femmes et Réseaux de femmes élues de la sous région au service de l’amélioration de la participation de la femme aux instances locales de décision.

LES OBJECTIFS SPECIFIQUES DE L’ATELIER

Trois objectifs spécifiques :

  • faire le bilan régional de la participation des femmes élues au processus de décentralisation ;

  • capitaliser les expériences transversales des femmes élues et réseaux de femmes élues locales de la sous-région pour l’accroissement du nombre de femmes élues aux échéances municipales béninoises de janvier 2008 ;

  • promouvoir une cadre de dialogue et de développement entre les femmes élues de la sous – région et les institutions faîtières.

LES RESULTATS ATTENDUS

Les résultats attendus sont :

  • Le partage d’expertises entre les participantes ;

  • Le renforcement de l’efficacité d’intervention des réseaux représentés ;

  • L’élaboration d’outils, de stratégies et d’initiatives pertinentes pour l’accroissement des femmes élues au Bénin, aux municipales de Janvier 2008 ;

  • L’esquisse d’un cadre sous régional d’initiatives concertées entre réseaux de femmes élues.

DEROULEMENT DE L’ATELIER

Après la cérémonie d’ouverture, les communications introductives , du premier jour, des exposés sur les situations générales et spécifiques de l’intégration des femmes dans les instances de prise de décision au niveau de chaque pays et les études de cas des deux jours qui ont suivi constituent l’ossature de cet atelier. Des travaux de groupes et leurs restitutions en plénière découlent des recommandations et une motion de remerciement à l’endroit des partenaires et du gouvernement du Bénin.

I-. LA CEREMONIE D’OUVERTURE

Elle a été marquée par trois allocutions et le discours d’ouverture de la première dame, Madame Chantal YAYI BONI.

Les allocutions ont été respectivement prononcées par Monsieur Brice CHANHOUN, Représentant du Maire de Cotonou, Madame Irène KOUKOUI DEHOUMON, Présidente de RéFEC-BENIN, Edwige ADEKAMBI, Représentante de l’UNFPA, madame la Chargée d’affaire de l’ambassade royale du Danemark, monsieur Issa Moko DEMONLE Ministre de la Décentralisation, de la Gouvernance, de l’Administration et de l’Aménagement du Territoire et Madame Chantal BONI YAYI, Première Dame du Bénin.

I.1- Le représentant du Maire

Dans son mot de bienvenue, il a souhaité la bienvenue aux participants et a relevé l’importance du cadre d’échange entre femmes élues locales de la sous région pour une meilleure représentativité des femmes dans les instances de prise de décision.

Il a déclaré que la Mairie de Cotonou accordait une attention particulière à la femme en tant que véritable agent d’un réel changement qui impulse le développement et qu’à ce titre elle mettrait tout en œuvre en vue de l’émergence des femmes venues des pays de la sous région et plus précisément des femmes béninoises aux élections communales prochaines.

I.2- La présidente du REFEC-BENIN

Elle a défini le cadre socio politique de l’atelier et le projet intitulé « Stratégie concertée des élues de la sous région pour une meilleure représentativité des femmes au sein des organes locaux de prise de décision » et dont l’objectif est de promouvoir un cadre de concertation entre paires. Elle a ensuite mis l’accent sur le faible résultat enregistré dans le domaine de l’intégration de la femme dans les processus de décision malgré les engagements pris par les gouvernements. Elle aussi insisté sur le fait que l’égale participation de tous les citoyens à la gestion de la chose publique est un indicateur de bonne gouvernance ; et qu’il est nécessaire que pour les élections communales de 2008, il y ait plus femmes élues.

Elle a enfin remercié les participants pour avoir répondu à l’invitation, l’Ambassade royale du Danemark et le UNFPA pour leur appui financier.

I.3- La représentante du UNFPA

Après avoir rappelé l’importance de l’atelier la représentante du UNFPA a mis l’accent sur les préjugés qui freinent la participation des femmes aux instances de prise de décision. Elle a rappelé que l’intégration de la femme dans les instances politiques reste une préoccupation pour la communauté et qu’il est faudrait définir les défis et les stratégies appropriées pour une meilleure implication des femmes aux instances de décision. Elle a enfin suggéré entre autres, la mise en place d’un cadre de concertation.

I.4- La Chargée d’affaire de l’Ambassade Royale du Danemark

Dans son allocution, elle également rappelé l’importance de l’atelier. Elle a invité les femmes à appuyer la formulation des lois, des outils et plan de développement. Elle a précisé que l’appui de l’ambassade royale du DANEMARK à RIFONGA pour la participation des couches vulnérable, permet de favoriser la représentativité des femmes dans les instances de décision. Elle a enfin réitéré le soutien du Royaume de Danemark à l’initiative.

I.5- Le Ministre de la Décentralisation, de la Gouvernance,

de l’Administration et de l’Aménagement du Territoire

Il a retracé pour sa part le processus de décentralisation au BENIN et a fait cas des progrès enregistrés. Il a affirmé qu’au Bénin, la Décentralisation est devenue une réalité depuis bientôt cinq ans.

Mais Il a précisé qu’en dépit des nombreuses actions de sensibilisation en vue d’un positionnement équitable des femmes sur les listes électorales, et de leur présence dans les instances locales, les femmes sont toujours sous représentées. Il aussi relevé l’importance de l’atelier et en a salué l’initiative. Il a terminé ses propos en remerciant l’Ambassade Royale du Danemark à travers son programme de Gouvernance et droit de la Personne et le (UNFPA) pour leur appui au renforcement d’un développement durable au Bénin.

I.6- La Première Dame Madame Chantal YAYI BONI

Elle a souhaité la bienvenue à l’assistance et a remercié les organisatrices de l’atelier pour le choix porté sur sa personne pour être la Marraine de l’évènement qui constitue une première au Bénin. Elle a rappelé le principe constitutionnel de l’égal accès de tous les citoyens à la santé, à l’éducation, à la culture, à l’information, à la formation professionnelle et à l’emploi.. Elle a exhorté les femmes à combattre la réticence des partis politiques au bon positionnement des femmes sur les listes électorales. Elle a conclu en précisant que l’initiative d’un cadre d’échange ouvert aux expériences des paires, devrait permettre d’ébaucher une appréciation élargie des défis et problèmes majeurs de la problématique de l’implication de la femme dans les instances de prise de décision.

 

II. LE CONTENU PRATIQUE DE L’ATELIER

Au cours de la première journée, les participantes ont suivi des exposés sur la situation de la présence de la femme dans les instances de prise de décision dans la sous région et une contribution sur les spécificités –Pays ; Mais avant cela une communication introductive sur le leadership féminin

II.1- Communication introductive : Le leadership féminin

Cette communication a été présentée par madame Reckya MADOUGOU, présidente du Réseau des Femmes Leader (RéFEL). Dans sa communication elle a fait appel à la solidarité des femmes et à la généralisation de leurs actions pour la réussite de leur combat.

II.2- Les expériences –Pays

Les femmes élues représentant le Mali, le Niger, le Sénégal, la Côte d’Ivoire le Togo et le BF ont présenté la situation de leurs pays en matière d’intégration de la femme dans les instances politiques. Pour ces pays, il y a des similitudes en ce que le combat des femmes a été de tout temps et en ce qu’il se présente en dents de scies.

Les communicatrices se sont exercées à un état des lieux et ont permis de noter que les facteurs qui handicapent les femmes dans leur combat sont les mêmes. Elles ont présenté la problématique, les statistiques, le bilan, les défis et les perspectives sur le thème de l’atelier.

Notons que qu’il existe des spécificités sur la situation des femmes du Bénin, de la Côte d’Ivoire et du Sénégal qui ont connu quelques avancées au plan législatif et institutionnel, mais la question des mentalités reste une gageure.

Il est important de signaler que des solutions ont été aussi suggérées dans ce cadre et un accent particulier mis sur la question de la nécessaire complémentarité entre l’homme et la femme.

Les partenaires et les personnes ressources ont aussi apporté leur contribution aux débats. De l’avis unanime des participantes, il ressort qu’il y à une faible participation des femmes aux instances de prise de décision.

Une dernière communication a été présentée par le Professeur Roger GBEGNONVI sur le rôle du politique dans la promotion de la participation des femmes aux instances de décision. L’essentiel de sa communication permet de retenir que les partis politiques et les gouvernants ne font pas preuve de responsabilité dans le positionnement des femmes pour les différentes élections. Il a aussi suggéré que les femmes continuent la lutte dont la fin n’est pas pour bientôt.

Les débats à la suite de cette communication ont permis aux participantes d’apporter leur contribution quant à la recherche de moyens financiers et de stratégies pour les femmes en général et pour les femmes candidates en particulier. Les participantes de façon unanime ont jugé de l’opportunité de quotas précis de représentation des femmes dans les instances de décision avec critère d’éligibilité.

II.3- Elaboration d’un plan d’action pour la forte implication des femmes béninoises aux échéances communales de Janvier 2008

Au cours de la deuxième journée, les participantes ont élaboré un plan d’action pour la forte implication des femmes béninoises aux échéances communales de Janvier 2008 en vue d’atteindre l’un des objectifs spécifiques de l’atelier : l’élaboration d’outils, de stratégies et d’initiatives pertinentes pour l’accroissement des femmes élues au Bénin, aux municipales de Janvier 2008 ;

Les participantes de façon pédagogique ont d’abord échangé leurs expériences personnelles en tant que militantes de partis ou en tant que militantes d’ONG et de réseaux oeuvrant dans le domaine de l’intégration des femmes dans les instances de prise de décisions à divers niveaux.

A cet effet, quatre (4) interventions au cours desquelles les communicatrices ont partagé leurs expériences et présenté le bilan de leur mandat et leurs activités soit en tant que militantes de partis politiques soit en tant que dirigeantes d’ONG ou de réseaux.

D’une façon générale leur mission n’est pas aisée, et à ce titre beaucoup de facteurs handicapants entrent en ligne de compte. Il s’agit par exemple de la pesanteur sociologique ; des velléités de discrimination, de la pauvreté, des contraintes inhérentes à leur situation d’épouse ou de mère de famille.

Certains de ces exposés ont ouvert la voie à une réflexion sur les stratégies à mettre en place pour une meilleure implication des femmes dans les processus de prise de décision. Par la suite les participantes au cours de débats très enrichissants ont porté des témoignages et fait des suggestions. Elles ont entre autre relevé l’importance du travail en réseaux. Elles ont unanimement souhaité que les femmes fassent preuve de solidarité de capacité physique et morale.

Il a été aussi retenu qu’il est nécessaire de mettre sur pied un comité de travail pour des actions de lobbying. Les participantes ont aussi jugé de la nécessité de loi sur le quota avec des critères d’éligibilité bien définis.

II.4- Les travaux de groupes

Trois groupes ont été constitués en vue de la recherche de stratégies concrètes pour faciliter la présence des femmes dans les instances de prise de décisions.

Le groupe I- s’est attelé à la recherche de solutions pour un bon positionnement sur les listes électorales.

Le groupe II- a eu pour tâche de dégager des actions concrètes en vue du financement des campagnes électorales sans grands moyens.

Le groupe III a eu pour mission de proposer des actions concrètes pour l’accompagnement technique matériel et financier des candidates par les différents réseaux.

Les Résultats des travaux de groupe.

Groupe I

Les étapes par lesquelles les candidates potentielles peuvent passer et ce qu’elles doivent faire ont été proposés.

Au plan individuel la femme candidate doit connaître les fondements de son parti et les textes qui le régissent ; elle doit remplir les critères d’éligibilité avoir des compétences minimales, savoir communiquer avec sa base, être dans le bureau politique si possible. Elle doit développer la psychologie de l’exemple, avoir une vision et un programme individuel.

Au niveau de la famille, la candidate aux élections doit pouvoir informer, convaincre et impliquer la famille et la famille très proche et surtout le conjoint.

Au niveau communautaire la candidate doit savoir concilier les familles et convaincre les leaders politiques. Elle doit avoir une bonne presse et être très proche de sa communauté et de sa base et disposer de réseaux de solidarité. Les candidatures indépendantes doivent avoir la même approche.

Groupe II

Ce groupe a suggéré que la femme candidate au niveau des partis politiques soit à jour de ses cotisations, pour avoir voix au chapitre ; Sans grands moyens elle doit obtenir la solidarité des autres femmes qui ont des moyens et chercher des partenaires.

S’agissant des candidates indépendantes, le groupe a suggéré qu’il faut avoir des moyens et approcher les amis, la famille, les partenaires locaux et internationaux.

Pour les deux nivaux il faut des pré-campagnes pour mobiliser des ressources et présenter des activités. Savoir réunir les militants et il faut également être sûre de soit même. Il faut continuer de cotiser, avoir un staff autour de soi pour réagir à temps pour que force reste à la loi. Il faut lutter contre toute forme de corruption.

Groupe III

Le groupe 3 a réfléchi sur l’accompagnement technique, matériel et financier des candidats par les différents réseaux et ceux-ci peuvent apporter l’expertise et sensibiliser les électeurs à la bonne démarche électorale.

Ils peuvent aussi sponsoriser les activités de campagne de soutien aux candidatures féminines. Ils peuvent intervenir et organiser des débats publics pour rappeler aux gouvernants leurs engagements. Aider les électeurs potentiels à être en règles vis-à-vis de la loi. Des débats à la télévision sont animés pour encourager les candidatures féminines.

La journée s’est prolongée par un cocktail dînatoire présidé par monsieur Joseph OGOUCHI, Directeur de Cabinet de la Première Dame, Madame Chantal YAYI BONI avec la remarquable présence de monsieur Dicko MAMADOU, Représentant Résident de l’UNFPA, sponsor de la soirée. Le Directeur Régional du PDM et Me ADEBO Djamiou, Président du Parti MSUP, Jean Baptiste Elias, et Roger GBEGNONVI, ont honoré de leur présence la soirée.

Au cours de ce dîner, plusieurs discours ont été prononcés pour encourager les femmes dans leur démarche. Les participantes ont profité de l’espace qui a été offert pour entreprendre un plaidoyer de proximité auprès de bailleurs et des partenaires potentiels qui pourraient financer la mise en œuvre des décisions qui sortiraient de l’atelier et les actions stratégiques pour le positionnement des femmes dans les instances de prise de décisions.

II.5- Définition d’une meilleure stratégie et l’élaboration d’un plan d’actions prioritaires

La troisième journée a été consacrée à la poursuite des travaux de groupes sur la meilleure stratégie en vue de d’un plan d’actions prioritaires

Les thèmes débattus ont eu trait à la participation de la femme au processus de décentralisation et au positionnement des femmes par les partis politiques.

Chaque groupe a travaillé à l’identification de stratégies en vue de l’accroissement du nombre de femmes élues et de façon spécifique à susciter les candidatures féminines et identifier les potentielles candidates.

Les groupes de travail ont jugé que pour atteindre ces objectifs, il faut entreprendre des actions stratégiques telles que la sensibilisation, l’organisation de caravane nationale pour assurer une grande visibilité, la création d’un comité de suivi et la création de brigade de femmes pour lutter contre la fraude la mobilisation de ressources au profit des femmes auprès des partenaires.

Le REFEC et d’autres ONG et réseau étant identifiés comme structures responsables de la mise en œuvre et du suivi de ce plan d’action.

D’une façon globale il s’agit de plan d’action élaboré sur le GAR (gestion axée sur le Résultat) et sur la gestion du temps. Ce plan d’action global a par ailleurs fait l’objet d’une déclinaison en activités spécifiques par départements pour le Bénin.

Les participantes de la sous région ont partagé avec l’atelier leurs expériences sur quelques Axes stratégiques d’intervention et d’actions notamment :

Sur la promotion de l’autonomie financière des femmes, la visibilité des acquis et bonnes pratiques des femmes élues et leur suivi–évaluation, l’accès équitable au mandat de l’élue et enfin le renforcement des capacités des femmes. Ces axes ont été proposés par les participantes des autres pays en guise d’appui à la réussite de la mise en oeuvre du plan d’action pour le BENIN.

Enfin ; Les participantes ont tracé les bases d’un cadre de concertation au plan sous régional pour les femmes élues et dont l’objectif sera d’offrir un espace d’échange entre femmes élues de la sous région en vue de l’accroissement de leur nombre et de leurs capacités. De façon stratégique ce cadre de concertation pourra identifier ses indicateurs de mise en œuvre et de performances.

II.6- Recommandations et remerciements

A la fin des travaux les participantes formulé une série de recommandations à l’endroit des partenaires, des gouvernements et ont adressé une motion de remerciements au titre de l’atelier sous ‘régional d’échange d’expérience entre femmes élues locales du BENIN ; du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Niger, du Sénégal et du TOGO.

 Recommandations

Considérant la faible représentativité des femmes dans les différentes instances de prises de décision ;

Considérant la méconnaissance des textes réglementaires par les femmes,

Considérant qu’il ne peut y avoir un développement harmonieux sans l’autre genre,

Nous, femmes élues de la sous région ouest africaine (Burkina Faso, Bénin, Cote d’Ivoire, Mali, Niger, Sénégal et Togo), réunies à Cotonou les 29 , 30 et 31 août 2007, au Centre International de Conférence, recommandons :

à l’endroit de nos Etats respectifs

1. Une formation continue des femmes élues locales pour une meilleure gestion de nos communes,

2. Une large diffusion des lois en faveur des femmes

3. la mise en œuvre d’une politique pour appuyer la gouvernance électorale,

4. la mise en place d’un dispositif juridique permettant de rehausser le nombre de femmes aux postes électifs et nominatifs au sein des instances,

5. l’intensification de l’éducation non formelle à l’endroit des femmes ;

6. l’augmentation de leurs contributions au budget alloué à l’éducation des filles et des femmes ;

7. un large échange autour des conclusions et recommandations de l’atelier avec le Ministère de la Famille et de l’Enfant pour l’orientation d’une politique de meilleur positionnement des femmes ;

8. la facilitation de la mise en route d’un partenariat entre le RéFEC/Bénin et l’Association Nationale des Communes du Bénin ;

à l’endroit du PGDP/DANIDA et de l’UNFPA

9. Appuyer l’organisation des séances de vulgarisation des conclusions de l’atelier ;

10. Aider le RéFEC à intensifier les séances de sensibilisation et de mobilisation sociale ;

11. Soutenir les micros projets des femmes dans leurs localités pour renforcer leur ancrage ;

12. Renforcer les actions communicationnelles pour un positionnement institutionnel plus visible du RéFEC ;

13. soutenir les voyages d’études pour permettre aux différents réseaux présents à l’atelier de travailler en synergie et d’approfondir leurs expériences

A l’endroit du REFEC/BENIN

14. Travailler à la mise en place d’un partenariat renforcé avec la commission des lois à l’Assemblée Nationale ;

15. diffuser dans les meilleurs délais les conclusions de l’atelier ;

16. présenter les conclusions de l’atelier au Chef de l’Etat

17. organiser des voyages d’études dans la sous région pour bénéficier des expériences acquises par ses paires ;

18. sortir très rapidement les actes de l’atelier et les vulgariser

19. organiser des débats autour des conclusions de l’atelier.

 Résolutions

Considérant la place combien, importante de la femme dans le processus de décentralisation,

Considérant la nécessité de solidarité et de concertation entre femmes, gage de la réussite de toute entreprise,

Considérant le soutien remarquable de la Première Dame, Madame Chantal YAYI et son engagement dans le combat pour la promotion de la femme,

Nous, femmes élues locales de la sous région du Bénin, Burkina Faso, Cote d’Ivoire, Mali, Niger, Sénégal et Togo, prenons toutes l’engagement de :

• œuvrer pour le renforcement de l’union et de la solidarité de toutes les femmes de la sous région,

• mettre sur pied un comité de réflexion composé de tous les pays présents au présent atelier pour la création d’un cadre de concertation des femmes de la sous région

 Remerciements des femmes élues locales de la sous région

Considérant la belle initiative pour l’organisation et sa réussite,

Nous, femmes élues locales de la sous région félicitons et encourageons :

• le RéFEC/Bénin pour la perspicacité des thèmes retenus dans le cadre de cet atelier ;

• madame la Première Dame, Son Excellence Chantal YAYI, pour avoir accepté de parrainer l’événement,de l’Aménagement du Territoire,

• le Ministre de la Décentralisation, de la Gouvernance, de l’Administration et

• l’Ambassade du Royaume de Danemark à travers son programme de Gouvernance et Droits des Personnes pour le soutien financier et technique ;

• la Représentation de L’UNFPA pour son appui financier ;

• le Directeur Régional du PDM, pour sa présence aux assises ;

• les communicateurs pour leur appui technique ;

• les ONGs et Réseaux des Femmes venus soutenir la belle initiative

• les modérateurs et le rapporteur pour le travail abattu pendant les trois jours ;

• tous ceux qui ont assuré la logistique : les hôtesses, les restaurateurs, l’équipe de secrétariat, l’équipe du CIC pour l’assistance et l’écoute permanentes et toutes autres personnes ressources

Cérémonie de Clôture

Trois temps forts ont marqué la cérémonie de clôture notamment la lecture du rapport général, des recommandations, résolutions et remerciements et la présentation des discours.

Cette cérémonie a connue la présence de Madame Ariane DJOSSOU SEGLA, représentante de la Chargée de Mission à l’Ambassade Royale de Danemark. Elle a écouté attentivement les recommandations et résolutions issues de l’atelier ainsi que les remerciements adressés à son institution.

Dans son allocution, elle a remercié les participantes et a promis de rendre compte fidèlement de ce qu’elle a vécu à travers les différentes lectures des recommandations, résolutions et remerciements par les participantes tant béninoise que de la sous région.

La présidente Madame Irène KOUKOUI D. a clôturé officiellement cet atelier en remerciant toutes les participantes pour leur disponibilité et leur détermination pour la cause de la femme dans les instances de prise de décision.

CONCLUSION

Aux termes de l’évaluation faite par les participantes, l’on a pu retenir qu’il s’est agi effectivement d’un atelier « école de partage, d’expériences et solidarité » qui ouvre la voie d’un long et fructueux processus pour les femmes élus locales de la sous région. Mais aussi de la matière à travailler pour les ONG.

Les attentes des participantes pour une très large part, ont été comblées au cours de cet atelier et l’approche participative y a porté ses fruits.

Cotonou le 31 Août 2007