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Cahier de propositions : Les Organisations de la Société Civile (OSC) et le renforcement de la démocratie au Mali - Faire valoir, substituts ou contre pouvoirs ?

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séance 6 Forum multi-acteurs sur la gouvernance au Mali

By Néné KONATE, Ambroise DAKOUO, Elise DUFIEF, Idrissa Sanogho (Ambroise DAKOUO, September 13, 2011)

Faire-valoir, substituts ou contre-pouvoirs ? Poser une telle question concernant les organisations de la société civile au Mali interroge d’emblée sur le rôle qu’elles peuvent jouer dans le cadre du renforcement de la démocratie dans le pays. C’est à travers l’Histoire propre du Mali et au regard des perspectives à venir que des éléments de réponse peuvent se dessiner.

 

Les organisations de la société civile sont toutes considérées initialement comme étant à but non lucratif et œuvrant indépendamment de l’administration publique au service de l’intérêt général. Mais elles sont également toutes le produit d’un enracinement unique, d’une histoire propre dont on ne peut faire abstraction aujourd’hui si l’on veut tenter d’apporter de nouveaux éléments. Cela se caractérise au Mali notamment par l’existence d’une société civile dite traditionnelle, coexistant avec une société civile dite moderne. La première, bien que représentant 70 à 80% des sollicitations de la population1, n’est pas prise en considération dans les cadres de dialogue institutionnel et notamment par les deux principales faîtières (Conseil National de la Société civile et Forum des Organisations de la Société Civile) qui se sont constituées ces dernières années au Mali. Cela participe au malentendu qui perdure à propos de la société civile dans le pays. Ne faisant pas encore l’objet d’un texte de loi, trois définitions de la société civile cohabitent au Mali (la recommandation de 2011, la définition du PNUD et celle proposée lors de l’étude menée par Aga Khan) sans inclure la totalité des acteurs. L’inexistence d’une définition et de composantes reconnues, partagées et acceptées par tous les acteurs constitue alors un obstacle à la légitimité accordée aux actions menées par les OSC dans ce nouveau contexte d’une société civile élargie.

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