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Entre l’approche artisanale et la mécanisation du secteur d’enlèvement des ordures ménagères, la municipalité de Lomé se cherche.

By Edoh Sossa (Lomé, August 2008)

Depuis des années, l’enlèvement des ordures ménagères dans la ville de Lomé capitale du Togo pays situé en Afrique de l’ouest entre le 6e et le 11e degré de latitude nord a été réalisé par le secteur privé qui utilise des camions qui sillonnent les quartiers. Ce système allège la tâche aux agents, rend le service rapide et le travail plus digne. La crise qu’a connue le pays a conduit à la résiliation du contrat avec l’entreprise en charge de l’enlèvement des ordures à Lomé SOTOEMA (société togolaise d’enlèvement d’ordure ménagère et d’assainissement). En 1995, la Banque Mondiale dans sa stratégie de lutte contre la pauvreté par la création d’emplois, propose la charrette à traction humaine pour l’enlèvement des ordures dans la ville de Lomé. Pour manipuler une charrette, il faut trois personnes. Des jeunes diplômés sans emplois se sont regroupés pour se jeter dans l’activité.

Onze ans après, le constat est amer. Ce genre de travail épuise considérablement les agents. La tâche n’est pas aisée car pour desservir cent (100) abonnés, l’agent doit travailler 18 heures. Les revenus ne sont pas à la hauteur de la peine. Cette expérience a conduit les autorités municipales à initier le Projet Environnement Urbain de Lomé (PEUL) qui va rompre avec la pratique artisanale. Dans le cadre dudit projet, l’enlèvement des ordures sera assuré par des tracteurs et des camions à benne tasseuse. Ces engins remplaceront les charrettes à traction humaine.

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Le tâtonnement qui se lit à travers ce va-et-vient entre charrette à traction humaine et camions, traduit l’absence de perspective dans les initiatives prises par la municipalité dans le domaine de l’enlèvement des ordures ménagères.