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La gestion participative des cases de santé du Togo

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By DADJO, Markoua

L’amélioration des structures sanitaires et de leurs gestions constituent l’une des priorités de la santé publique au Togo. C ’est dans ce cadre que le gouvernement togolais en partenariat avec l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a développé, depuis quelques années une nouvelle politique sur les programmes de développement sanitaire ainsi que la gestion des cases de santé du Togo, en mettant en place les COmités de GEStion des cases de santé : les COGES.

Pour pouvoir appliquer cette nouvelle politique de gestion sanitaire, le Togo a essayé de se réorganiser en régions sanitaires ; chaque région économique représentant désormais une région sanitaire avec plusieurs districts. Au niveau de région maritime, Lomé - commune s’est érigée en région sanitaire et compte cinq districts.

Chaque district bénéficie des formations sanitaires de divers niveaux à savoir : les centres de peser, les dispensaires, les centres de santé, les hôpitaux. Pour améliorer les prestations de services dans ces formations, les populations de ces zones s’organisent pour mettre en place des comités de gestion qui sont chargés de gérer les formations sanitaires qui sont situées dans leurs districts. Les membres de ces comités sont choisies par les populations elles - même avec une forte présence des femmes qui sont très souvent sensibles aux problèmes de santé.

Les COGES sont chargés :

  • de collecter des fonds pour la formation sanitaire : le collecte des fonds se fait soit au marché, soit en faisant le porte à porte ;

  • approvisionner les formations sanitaires en médicaments de premières nécessités ;

  • collecter les recettes générées par la vente des médicaments dans ces formations sanitaires ;

  • solliciter quelques formations pour eux-mêmes notamment en matière de gestion et pour la population sur les règles d’hygiènes, la prévention de certaines maladies, l’encadrement des malades ;

  • de gérer les subventions de l’état et des autres bailleurs de fonds ;

  • de recueillir des éventuelles plaintes ou motifs d’insatisfaction constatée par les populations dans leur formation sanitaire,

  • etc.

Cette politique de gestion des formations sanitaires est très appréciée par les populations qui ont droit aux soins primaires dès qu’elles vont dans leur centre sanitaire. A Lomé par exemple on peut citer comme exemple le dispensaire d’Amoutiévé ou celui de Noukafou.