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Les pygmées, un peuple soumis à l’esclavage

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By FUMTIM, Joseph

Rigobert EMAYA est un pygmée (peuple de petite taille vivant de la chasse et de la cueillette en forêt équatoriale d’Afrique centrale) il est un pygmée pas comme les autres d’abord chef des pygmées de MAYOS au sud-est du Cameroun, et compositeur chanteur et danseur professionnel évoluant dans un groupe musical de renommée : PATENGUE

Mais, avec l’avènement de l’exploitation de la forêt au Cameroun, la chasse et la cueillette ont cessé d’être les traits marquants de leur identité. S’ agissant de la chasse, EMAYA relève : " c’est très compliqué on veut bien continuer la chasse mais il n’y a pas de gibier " De quoi vivez-vous alors? " on préfère plutôt faire des petit jobs " chez les Bantous (peuple d’Afrique noire dont la population s’étend du Soudan en Afrique du sud) pour avoir un peu d’agent, nous travaillons dans les champs et certains nous paient 3OO frs cfa par jour et d’autres 5OO francs ça peut aller jusqu’à 1OOO francs " Les pygmées sont non seulement réduits à l’état d’esclave mais plus on les exproprie de leur terre car comme dit EMAYA: " on nous dits que nous ne sommes pas des gens et que la forêt ne nous appartient pas. Surtout notre maire qui est là et qui ne pense même pas à nous quand on vend la forêt il la donne aux Bantous et à nous ils ne donne rien"

Comments

La situation des pygmées de MAYOS qui reste similaire à celle des autres pygmées de cette région d’Afrique centrale pose le problème de droit des minorité. Il se plaignent du problème de la mise en quarantaine dont ils font l’objet chaque fois que les bantous (détenteurs des pouvoirs économiques et politiques) exploitent la forêt dont ils sont pourtant les infatigables gardiens. En fait, les Bantous sont interpellés devant ce qu’ils ont eux même l’habitude de reprocher aux occidentaux à savoir l’exploitation sans contrepartie substantielle des richesses naturelles de l’Afrique partout, à l’heure où les droits de l’homme deviennent des vertu cardinales et au moment où l’effort humain tend à parler de l’esclavage au passé, point ne semblait besoin d’une tectonique mentale pour une reconsidération antropologique du pygmée comme être humain