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La prise en charge des écoles communautaires

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Plaidoyer pour la participation des communes de DIGANI, FARAKO, SAMA FOULALA et de SOUBA à la prise en charge de leurs écoles communautaires.

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Avec la mise en place des organes de gestion des communes, les communautés des villages des communes de Digani, Farako, Sama Foulala et de Souba pensaient trouver réponse aux problèmes qui entravent le développement de leur école communautaire dans le cadre d’une gestion communale de la question.

Contrairement à cette attente, des Associations de Parents d’Elèves des écoles communautaires, les maires avaient une attitude plus réfractaire au soutien de ces oeuvres. C’est dans ce cadre que les APE des écoles communautaires se sont engagées dans un plaidoyer pour l’affectation de ressources publiques des communes au développement de leurs écoles.

Amener les élus des communes de Digani, Farako, Sama Foulala et de Souba à prendre en compte les écoles communautaires ans leur programme de développement ;

· Obtenir des autorités des 4 communes une allocation budgétaire pour les écoles communautaires dans les prévisions budgétaires annuelles ;

· Elaborer des conventions d’assistance aux écoles communautaires entre les APE et les conseils communaux cibles et Mettre en place un comité de suivi de l’exécution des conventions d’assistance.

Les résultats suivants sont attendus:

· Les écoles communautaires sont prises en compte dans les programmes de développement des communes cibles

· Les écoles communautaires bénéficient désormais annuellement d’une assistance financière des communes cibles.

· Une convention d’assistance est signé entre les APE des écoles communautaires et les communes dans le cadre de la promotion des Ecoles communautaires des quatre communes cibles

· Les conventions d’assistance sont disséminées et le comité de suivi de l’exécution des conventions d’assistance est opérationnel dans la zone du projet.

Ce qui est recherché c’est:

  • une meilleure compréhension par les communautés, les APE et autres organisations de base (Association de femmes, de jeunes) des problèmes des Ecoles Communautaires ayant entraîné de la part de celles-ci la proposition de solution et la définition des niveaux responsabilités des différents partenaires de l’école.

  • une prise en compte des écoles communautaires dans les programmes de développement communaux ;

  • une dotation des écoles communautaires en fournitures scolaires tous les ans au même titre que les écoles publiques ;

  • une participation (engagement) des communes à l’extension des salles de classes des écoles communautaires ;

  • la signature d’un protocoles d’accord entre les maires de sama-foulala et farako et les communautés de Sama-Marakala et Mimana pour l’augmentation du taux de la Taxe de Développement Régionale et Local (TDRL) en faveur de leurs écoles

  • L’engagement des communautés à s’acquitter sans contraintes de leurs impôts et taxes afin de permettre aux élus communaux d’envisager une allocation budgétaire annuelle aux écoles communautaires ;

  • le recensement des besoins des trois prochaines années par commune et par village d’écoles communautaires.

Ainsi:

  • " Toute communauté qui ne se détermine pas à prendre en charge son propre développement mais qui reste à espérer sur l’aide extérieure verra la fin du monde sans pouvoir parvenir à ses fins ".

  • " L’enfant qui soulève ses épaules est facile à prendre (celui qui est déterminé est facile à aider) "

  • " Maires et populations de la zone de Farako, si vous ne dégagez pas ensemble des stratégies locales pour promouvoir l’éducation de vos enfants, il ne vous pardonneront pas demain dit le préfet de Ségou à la concertation ".

Chacun des 8 villages de la zone du projet a pu déterminer un mécanisme local de mobilisation des ressources locales pour la prise en charge de leur école communautaire. Le village de Sama Markala a institué une taxe payée par tous les imposables du village pour la prise en charge de l’école communautaire. Cette année contrairement aux années précédentes, les salaires des enseignants n’accusent pas de retard dans les écoles de la zone du projet.

 

A la date d’aujourd’hui, beaucoup de villages des 4 communes cibles ont répondu à l’appel du GAPEF..

Deux (2) associations de femmes de 2 villages : Souba et Kala ont obtenu d’une ONG de la place une subvention non remboursable de 2 998 870 fcfa.

D’autres villages envisagent l’augmentation de leur TDRL en faveur de leurs écoles communautaires pour l’exercice 2002-2003.

D’autres APE des communes voisines Katièna, Baguindadougou, Kanumiandougou, Sakoïba ont elles aussi organisé des rencontres avec leurs élus communaux.

La validation des conventions d’assistance entre les APE et les communes a eu lieu le 3 juillet 2002-12-20

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Avec les concertations les communautés ont compris que sans leurs contributions (impôts et taxes), le maire ne peut rien faire et se sont par conséquent engagées à s’acquitter correctement de leurs impôts et taxes.