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Les échanges intercommunaux: Un créneau porteur qui doit évoluer de l’informel vers le formel.

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By DJITEYE, Kadidia (Bamako, April 2002)

La dernière décennie a connu l’avènement de la démocratie au Mali. Ceci a favorisé le découpage du pays en communes qui sont en fait des entités administratives plus ou moins homogènes. A insi l’administration s’est rapprochée des administrés.

Les entités sont sensées être des foyers de développement communautaire. En effet, de nos jours, chaque Commune a commencé à identifier les voies et moyens pour mobiliser les ressources internes ainsi que celles liées à la coopération décentralisée. Elles s’organisent également à renforcer les capacités de leurs responsables dans le cadre du transfert de compétences dont elles doivent bénéficier. Pour ce faire, l’appui et l’assistance des Organisations Non Gouvernementales s’avèrent nécessaires. Il faut effectivement renforcer leurs capacités d’organisation, de gestion, de mobilisation et de création de ressources. C’est ainsi que la Commune urbaine de Gao et la Commune rurale de Koumantou, dans la région de Sikasso ont développé un système d’échanges communaux informels, Koumantou envoyant à Gao le miel, le beurre de karité, le soumbala, le gombo, l’oseille, les légumes, les fruits, l’igname, le manioc, la pomme de terre pour recevoir en contre-partie du poisson (frais, séché, fumé), l’oignon, l’ail, le bétail et ses sous produits etc.

Ses échanges inter-communaux pourront contribuer au développement socio-économique de nos Communes et à réussir l’intégration entre les régions du sud et celles du nord parce que celle-ci n’est pas encore réalisée.

En effet, j’ai eu l’avantage de participer à la campagne nationale d’information et de sensibilisation sur l’intégration et l’unité africaine dans les régions de Tombouctou, Gao et Kidal, du 08 au 25 mai 2000 sous l’égide du Ministère du Développement Rural. Il s’agissait de porter aux populations visitées la vision malienne de ces dynamiques et recueillir leurs points de vue. Unanimement, tout en reconnaissant les bénéfices liés à ces questions, ils ont souhaité que nous mettions nos efforts à réaliser l’intégration entre nos régions qui ont des potentialités et des productions complémentaires. Les excédents des uns pouvant couvrir les déficits des autres.

Dans le souci de traduire cette recommandation en acte concret, l’Association Malienne pour la Promotion de la Femme (AMPROF) en partenariat avec le projet d’Appui au Développement Local (PADL) voudrait initier une étude qui concernera :

  • dans la région de Gao, les villages de Benah et Magnadona et

  • dans la région de Sikasso, précisément dans la Commune de Koumantou, les villages de Koualé, Konga, Diobo et Kouma.

Il s’agira d’identifier clairement les différentes activités autour desquelles les Communes du Nord et du Sud peuvent collaborer et définir l’approche adéquate pour la mise en application de la dynamique.

Notes

L’auteur est membre de l’Association Malienne pour la Promotion de la Femme

BP : Bamako - Mali, Tel / Fax : 22-46-64