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L’expérience du service d’enlèvement payant des ordures ménagères à Lomé (Togo)

By Tikpi Atchadam (Lomé Togo, January 2007)

Une opération pilote d’enlèvement des ordures ménagères a été initiée en avril 1999 par la municipalité de la ville de Lomé. C’est l’expérience du camion du Grand Lyon, du nom de l’institution qui a offert le camion qui est à la base de ce nouveau système. L’opération a été menée dans les quartiers Akodesséwa, Ablogamé et Wuiti.

Le projet a été animé par un chauffeur et cinq ramasseurs pour la collecte, un collecteur de redevances relevant de la régie des recettes municipales et un coordonnateur qui est le chef de la Cellule Déchets de la Direction des Services Techniques, structure de la municipalité ayant en charge la question des ordures ménagères dans la ville.

Chaque ménage abonné paye une redevance mensuelle s’élevant à 1.000FCFA, Pour les commerçants et artisans et selon l’activité exercée, la redevance varie entre 1.000F et 3.000F CFA.

Le tarif de 1000 F CFA par ménage difficilement accepté par les populations a été abandonné pour l’approche par concession. Chaque concession payait une redevance mensuelle de 1000 F CFA. La redevance est alors appliquée à la concession et non au ménage.

L’approche de la redevance par concession et non par ménage permet d’affirmer que chaque ménage paye finalement 334 FCFA environ par mois, à raison de trois ménages en moyenne par concession. Au bout d’une année, un ménage aura déboursé pour l’enlèvement de ses ordures, 4008 F CFA. Mais on sait que dans la ville de Lomé les concessions à trois ménages sont plutôt rares.

Malgré ce taux, les abonnés ont sollicité la révision de la redevance à la baisse alors que le rapport des coûts générés par l’exploitation du véhicule par les redevances laisse apparaître un déficit de 2.265.000F.CFA pour la municipalité. L’expérience fut arrêtée prématurément.

Comments

En tant que service public, l’enlèvent des ordures ménagères dans la ville de Lomé a longtemps été gratuite pour les populations. Installées dans cette logique, on voit à travers cette expérience que les populations ne sont pas suffisamment prêtes pour payer ce service. Il revient aux autorités municipales à sensibiliser la population sur les devoirs du citoyens à contribuer financièrement dans la gestion de la chose publique.